4ème poème d’Els Moors en tant que Poète nationale

Ce poème est inspiré des dernières paroles du Christ « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font », de leur interprétation par Haydn et de la nouvelle Lenz de Georg Büchner. 

 

je veux mourir dans ces montagnes

mais je marche encore

sur la tête

les orteils dans la brume

 

ce bois glauque tremble sous moi

et si je pouvais mettre la terre trempée près du poêle

pénétrer les tempêtes

du cosmos un jour tout absorber

 

la bouche grande ouverte

je me pencherais en avant
mais quand je m’allonge la terre
me fuit infime comme une étoile errante

elle disparaît

dans un grand courant

 

Avec le soutien de la Loterie Nationale et de ses joueurs.

Ce texte, sans titre, est le premier d’un cycle inspiré des sept dernières paroles du Christ qui sera porté sur la scène du Théâtre aan Zee d’Ostende pour la première du spectacle, le vendredi 3 août.

 

3e poème d’Els Moors en tant que Poète nationale

Dans le cadre de Dichter bij Beeld Middelheim, autour du travail « Baigneuses », de Luciano Fabro.

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Le 2e poème d’Els Moors en tant que Poète Nationale

ma ville est de la lune
de corona et d’havane et de s’endormir
seul de l’autre côté du parc
où les cygnes rigolent

 

de l’avion qui décolle
du sac poubelle du passe-plat
de la brasserie d’addictions
qui alimentent les caisses de l’état

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Le premier poème de Els Moors traduit en Arabe

1


مدننا هي في المطر عند سقوط الرماد

يعيشون في العاصفة مثل الضحك الرنّان

 
في هذه الزاوية من الشارع نبني الدار

 جَرَى انقسام الجدران

 
جارنا صديقنا

  تسمم الكلب بازئبق البلوط

 
الممتلكات التي تساوي  قيمة المُمْتَلِك

 ألا شجار في محيطنا تظل طَرَشًا لأي طلب ظالم

أخضر في فصل الربيع مثل وسم الحيوانات الصغيرة

يقفون مُصْفَرّ كجريمة في حَقْل بذور اللفت

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Le premier poème de Els Moors en tant que Poète Nationale

D’après le « Tour de Belgique ».


Traduction de Kim Andringa.

 

1.

 

nos villes sont sous la pluie quand tombent les cendres
elle vivent sous la tempête comme un rire aux éclats

 

à ce coin de la rue nous édifions la maison
a lieu un dédoublement des murs

 

notre voisin notre ami
a empoisonné le chien avec le vif-argent des glands

 

propriété équivalente à la valeur du propriétaire

 

les arbres de notre paysage restent sourds à toute demande inique
verts au printemps comme le marquage des jeunes animaux
ils se dressent dans un champ de colza jaune comme une infraction

 

notre histoire est un enregistrement orchestré du chaos né des goujateries

 

de personnages plus ou moins importants
l’exploitation de la lumière libre

 

aux yeux des gens pas libres
la nécessité rythmique de nos chants

 

extraite des fibres du papier

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